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Décor exceptionnel ou décor banal ?



Commençons par le commencement : une image (photo, vidéo ou film) est toujours une histoire de décor.


Un décor permet de donner un contexte et d’expliquer où se passe l’histoire que l’on est en train de raconter. Oui, mais pas seulement, loin de là. Par exemple, lorsqu’on regarde une scène dont le décor est seulement composé d’un fond uniforme (cf. la célèbre scène sur fond blanc de Matrix), cela saute littéralement aux yeux parce que ce n’est pas naturel et que notre cerveau cherche l’erreur. Ainsi, l’absence de décor est un décor en soi.


L’impact d’un décor doit être maîtrisé pour qu’il ne prenne pas toute la place. C’est à ce moment-là que l’auteur de ces lignes choisit d’utiliser la fameuse tournure : "trop de décor tue le décor"… ou plutôt faudrait-il écrire que "trop de décor tue le sujet". Car en fin de compte, le thème sous-jacent est celui du sujet que l’on souhaite mettre en avant.

Trop de décor tue le sujet

Avec un décor trop présent, le sujet pourrait avoir du mal à sortir du lot et à être bien visible. À l’inverse, avec un décor fade, voire uni, le sujet va exploser à l’image et l’on ne verra que lui. Ça peut être une très bonne idée si l’on veut photographier une robe ou un bijou, mais ça peut compliquer les choses si l’on veut photographier une nouvelle tondeuse pour une campagne de pub puisqu'on achète rarement une tondeuse seulement pour son design. Bien entendu, on peut choisir une voie risquée en prenant le contre-pied de ce principe simple, mais l’équilibre est bien souvent le garant du succès. Pourtant l’art est merveilleux, car il autorise parfois à contourner les règles et selon ce qu’on veut dire ou susciter, le décor sera un levier très puissant sur lequel s’appuyer. Créer un décalage sera un très bon outil pour provoquer le rire, par exemple Jacquouille (Les Visiteurs) perdu dans un intérieur bourgeois. La propreté clinique et la symétrie parfaite d’un environnement pourront devenir angoissantes, comme dans les couloirs de l’hôtel dans Shining. Une épicerie banale tenue par un petit bonhomme en blouse avec un crayon à l’oreille qui discute avec Amélie Poulain vous transporte dans un Paris de carte postale qui fait rêver le monde entier…

On rêve tous de privatiser Versailles...

Les exemples de décors utilisés pour illustrer cet article peuvent paraître inaccessibles parce qu’ils sont puissants et qu’ils ont laissé des traces dans l’imaginaire collectif, mais une fois rendus à leur utilisation première, ces décors n’ont rien d’extraordinaire, au contraire. Ce ne sont, finalement, qu'un joli salon dans une maison de campagne, un couloir d’hôtel, un cyclo blanc et une supérette, et c'est la preuve que la créativité et l’imagination font tout le travail. Leur point commun est singulier et plutôt inattendu quand on regarde les œuvres en question : ils sont humbles, presque banals, et leur humilité les rend simples à utiliser, simples à manier, extrêmement flexibles. On rêve tous de privatiser Versailles (son château suffira, merci Monsieur le Maire) pour y faire des photos, seuls dans la galerie des glaces… mais des photos de quoi au fait, à part un reportage sur Louis XIV ? Non, trois fois non, ne cherchez pas à tourner à Versailles pour parler d’un temps passé où les rois avaient encore tous leurs têtes, une maison de maître style Louis XIII peut suffire. N’attendez pas la neige à Paris pour photographier votre nouvelle collection de gants en laine édition Bernie Sanders, trouvez une patinoire. Ne faites pas venir un piano Steinway pour filmer une jeune fille de la campagne qui prend des cours en cachette, louez un studio de répétition équipé. Ne payez pas des décorateurs pour créer un atelier dans une ambiance 1900… louez-le pour quelques heures, il vous attend à deux pas du périphérique parisien.


À ce stade, cet article peut paraitre (à tort) un peu optimiste et peut soulever deux questions principales. Celle du tarif et celle de la réelle simplicité pour trouver ces espaces, ces décors. Pour répondre à ces deux questions, Art Roomer vous propose de visiter son site (www.artroomer.com), car tout ce qui est cité plus haut fait partie de notre catalogue. Les espaces proposés sont très variés et sont sélectionnés de façon à répondre à des besoins aussi divers que possible. Un dernier mot à ce sujet : si vous avez un besoin, une requête, une question ou si vous possédez un lieu que vous souhaiteriez mettre en location pour de très courtes durées, écrivez-nous, appelez-nous, envoyez-nous un télégramme, un pigeon voyageur ou un signal de fumée. On vous répondra !